La santé du Labrador

Marley du Petit Vey

Ce merveilleux chien très “rustique” et costaud cache une fragilité, il grandit très rapidement, donc son squelette est très fragilisé durant sa croissance, sans le mettre sous cloche, il est indispensable que sa vie soit calme et sans excès, pour les mâles la croissance est très tardive jusqu’à 2 voir 3 ans, il se finit, sa tête devient plus masculine, le poitrail “s’éclate”, il se charpente, les femelles arrêtent leur croissance pratiquement quand elles ont leur première chaleur, cela varie de 9 à 18 mois (parfois même plus tard surtout en meute).

Les balades avec un chiot sont modérées, on compte 5 minutes par mois de vie du chiot (2 mois : 10 minutes – 3 mois  : 15 minutes etc…), je parle en laisse, car en liberté la balade est triplée voir plus car le chiot va et vient plusieurs fois durant la promenade, donc vigilance, vous pouvez si vous aimez les grandes promenades, utiliser la poussette du petit dernier, il s’y habitue très vite, l’écharpe de portage ou un sac à dos en le tenant devant vous.

Votre chiot ne s’arrêtera jamais de lui même, c’est à vous l’adulte responsable de faire en sorte qu’il n’en fasse pas trop.

Cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas sociabilisé, c’est primordial pour sa vie future, pour son équilibre, la sociabilisation du chiot est très courte de 3 semaines à 4 mois, il faut le sortir dès que vous l’avez, l’emmener partout : au marché, fête foraine, prendre un café en terrasse, sortie d’école, il doit voir du monde. S’il parait inquiet faire comme de rien n’était, sinon vous le conforterez que quelque chose est dangereux, quand vous rencontrez un autre chien demandait au propriétaire si son chien est sociable si c’est le cas laissez les faire connaissance, il est important qu’il soit sociable également avec ses congénères, à la maison vers 6 semaines les chiots rencontrent les “tantes”, ils apprennent que l’on peut jouer mais aussi se faire gronder, car on ne tête pas les tantes, on ne les mordille pas non plus, c’est comme avec Maman quand elle commence le sevrage, elle ne veut plus être téter tout le temps alors elle grogne, c’est normal ! Toute cette éducation canine est primordiale pour être bien dans ses pattes.

Bien sûr si les jeux entre chiots de même taille et âge ne sont pas dangereux, quoique parfois…, les courses poursuites, les jeux façon “boulet de canon” entre un chiot et un adulte sont à éviter impérativement, ils peuvent occasionner des lésions qui ressortiront quand le chien grandit, cela peut donner des micro-fissures etc… une dysplasie peut apparaître suite à ces chocs.
Si vous avez un autre chien à la maison, il est bon d’isoler le chiot pour qu’il se repose, il doit dormir beaucoup pour finir de se construire, c’est important, isolez le dans sa cage, le temps d’une sieste, vous verrez en quelques minutes il s’endormira pour une bonne heure voir beaucoup plus, à la maison je met le chiot avec une mamie, ils ont le même rythme, en plus elle est souvent tolérante pour qu’il dorme contre elle, mais sait le remettre en place si besoin.

La dysplasie de la hanche :
Il s’agit d’une anomalie du ligament qui relie le bassin au fémur. Ce ligament, appelé “ligament de la tête” est trop détendu. Cela provoque un mouvement anormal de le tête du fémur.
Ce mouvement répété fait apparaître une arthrose précoce chez le chien.
Une boiterie est souvent un signe qui vous fait aller chez le vétérinaire, mais certains chiens diagnostiqués dysplasiques ne boiteront jamais de leur vie.
Les causes de la dysplasie de la hanche sont multiples.
Ce phénomène peut apparaître chez le chiot pour des raisons héréditaires mais aussi :
Suite à des efforts trop importants en période de croissance, jeux brutaux, escaliers, montée/descente des canapés et lits, longues balades dont nous parlions plus haut, une mauvaise alimentation, un surpoids.
Suite à une radio, le vétérinaire du club de race établit une cotation
HD – A : aucun signe de dysplasie
HD – B : état sensiblement normal
HD – C : dysplasie légère
HD – D : dysplasie moyenne
HD – E : dysplasie sévère
La dysplasie de la hanche fait parti des vices rédhibitoires

La dysplasie du coude :
La dysplasie du coude (Elbow Dysplasia en anglais, ED) est un terme regroupant plusieurs affections du coude : l’ostéochondrite dissèquante, la non-union du processus anconé, la fragmentation du processus coronoïde médial, l’incongruence articulaire.
Ces affections génèrent une instabilité de l’articulation qui entraîne la formation d’arthrose
La dysplasie du coude est une affection héréditaire* mettant en cause plusieurs gènes.
D’autres facteurs non génétiques interviennent : surpoids, activité excessive, mauvaise alimentation…
Cotations :
– Grade 0 = Coude normal, chien indemne
– Grade SL = Stade Limite (presque normal) : coude avec de très légers défauts
– Grade DC1 = Arthrose légère
– Grade DC2 = Arthrose modérée et altération modérée du tissu osseux
– Grade DC3 = Arthrose sévère et altération importante du tissu osseux
La dysplasie du coude ne fait pas parti des vices rédhibitoires.

Le coté génétique ou héréditaire est très important en tant qu’éleveur nous faisons les radios des hanches et des coudes de nos reproductrices et les marions avec des chiens ayant été contrôlés également, légalement nous avons le droit de faire reproduire jusqu’à une cotation C pour les hanches si l’autre parent est A, pour les coudes la reproduction est autorisée jusqu’à la cotation 1 si l’autre parent est 0, cependant vous verrez que nos mariages sont entre parents cotés A/B pour les hanches et 0/0 pour les coudes. Les lectures des hanches et des coudes des deux parents sont remises au propriétaire du chiot né à la maison. Malgré toutes ces précautions, certains chiens développeront une dysplasie, mais nous vous conseillons de mettre toutes les chances de son coté en l’élevant avec précaution.

Plusieurs maladies génétiques sont connues et répertoriées chez le labrador :
Les filles de la maison sont testées pour certaines de ces maladies, si une chienne est porteuse saine (ne la développe pas) d’une maladie elle sera mariée avec un mâle ne la portant pas, les chiots naissants de cette union seront à 50% sain, 50% porteur sain, ils ne développeront jamais la maladie.
L’atrophie progressive de la rétine (APR) se traduit d’abord par une perte de la vision crépusculaire puis perte de la vision de jour comme de nuit. Les premiers troubles fonctionnels sont en général perceptibles vers l’âge de 4 ans. La transmission se fait sur le mode récessif.
HNPK (Parakératose nasal) Dermatose caractérisée par l’accumulation de squames sèches et rugueuses au niveau de la truffe. Dépigmentation, apparition de croûtes, squames
Myopathie centronucléaire (CNM) Faiblesse musculaire associée à un manque de coordination des mouvements volontaires
Collapse induit par l’effort (IEC) Faiblesse musculaire survenant dans la cadre d’un effort.Syncope possible mais pas toujours retrouvée. Récupération en 15 minutes autosomique récessive conseillé si cas dans la lignée, utilisation d’un parent porteur et chez les étalons très utilisés et chiens destinés au travail.

Les tares oculaires sont faites tous les deux ans chez un vétérinaire spécialisé jusqu’à l’age de 7 ans :
La cataracte héréditaire spécifique aux Retrievers est une cataracte postérieure souvent qualifiée de sous-capsulaire triangulaire postérieure dans sa forme typique. Elle apparaît en général entre 6 mois et 3 ans. Elle peut évoluer, le cristallin devenant alors blanc dans sa totalité.  L’œil n’est plus voyant. Elle se transmet sur le mode dominant à pénétrance incomplète. C’est à dire qu’elle peut ne pas s’exprimer ou s’exprimer de façon très discrète.
La dysplasie de rétine, peut être localisée et peu invalidante pour la vision du chien, ou être totale et provoquer un décollement de la rétine.

Les résultats des tests génétiques des deux parents sont donnés ou signifiés (s’ils sont par parentage) au départ du chiot à ses propriétaires.

 

 

 

 

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